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L’homosexualité a souvent été un sujet brûlant dans les sociétés du monde entier. Si le fait que deux personnes d’un même sexe puissent s’aimer est un concept simple, il a toujours fallu qu’on tente d’expliquer cette idée comme une anormalité. Alors, comment combattre les préjugés sur les gays pour assumer et profiter de son homosexualité ?

 

Combattre les préjugés sur les gays pour assumer et profiter de son homosexualité-losinglifetofindlife-4

 

Ainsi, les préjugés et autres clichés n’ont cessé d’affluer pour justifier cette « perversion »qui sortait des sentiers battus de la Bible. On le sait bien, « l’homosexualité, c’est contre nature heiiin, la colère de Dieu va s’abattre sur la France ».

Être gay, c’est donc au choix « démoniaque », une malversation, une maladie (et considérée comme telle jusqu’en 1990, est-il besoin de le rappeler ?) ou carrément une abomination. Malheureusement, c’est toujours une réalité dans de nombreux pays  et chez certains fanatiques d’obscurs groupuscules. Les préjugés ont donc la peau dure et résistent à l’épreuve du temps malgré de nombreux articles et études visant à détruire ces idées préconçues et autres hypothèses farfelues. Et le chemin est encore long.

 

 

La partialité pour propager les préjugés de La Manif pour tous

En France, l’obstination à combattre les homosexuels et le courant LGBT par tous les moyens s’est cristallisé en 2012 avec la création de La Manif pour tous. Ce collectif d’associations a été créé afin de s’opposer au projet de loi pour le Mariage pour tous. Malgré de violentes oppositions, le texte de loi sera finalement accepté en mai 2013. Depuis, la France fait partie des pays qui autorisent le mariage homosexuel. En 2014, sur 241 292 mariages célébrés en France, 10 522 l’ont été entre personnes de même sexe, soit 4,4 %, dont 46 % de femmes.

Si le fanatisme, l’opiniâtreté et la volonté de nuire au mouvement LGBT n’est plus à prouver, La Manif pour tous a laissé bien des séquelles et continue régulièrement de nous rappeler à son mauvais souvenir dans l’actualité par des dérapages nauséabonds. La méfiance envers les couples du même sexe pousse à refuser absolument que ces derniers puissent avoir le droit d’adopter ou même avoir accès à la PMA.

Cette conjoncture serait bien évidemment renforcée par le fait que les parents homosexuels sont beaucoup plus violents que les parents hétérosexuels… Une thèse connue renforcée à grands coups de rien, d’une pincée de défiance et de beaucoup de mauvaise foi.

 

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Une nouvelle étude de l’Ifop sur le regard des Français sur l’homosexualité

À l’aube d’une nouvelle décennie dans une société qui se veut plus libre, que reste-t-il de l’homophobie en France et de l’intolérance qu’elle véhicule ?

L’Ifop a tenté de répondre à cela avec une étude pour la Fondation Jasmin Roy Sophie Desmarais réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 29 mai au 3 juin 2019 auprès de 3 013 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

L’homosexualité continue de rentrer peu à peu dans les mœurs même si cela met énormément de temps. Il ne faut pas oublier que l’OMS vient à peine de retirer la transidentité de sa liste des maladies mentales et qu’il a fallu attendre 1990 (!) pour que l’homosexualité ne soit plus considéré comme une pathologie psychiatrique.

Ainsi, il n’est pas étonnant de voir qu’en 1975, 42% des Français interrogés estimaient encore que l’homosexualité était une maladie que l’on devait guérir, 22% une perversion sexuelle qu’il fallait combattre et seulement 24% une manière acceptable de vivre sa sexualité. Des erreurs d’appréciation et une intolérance folle quand l’on tente de le remplacer dans le contexte actuel qui a peu à peu, inversé la tendance. Aujourd’hui, une grande majorité (85%) estime que c’est une manière comme une autre de vivre sa sexualité avec quelques relents d’homophobie : 8% pour la maladie et 7% pour la perversion.

Ce n’est malheureusement pas suffisant pour que cela soit un motif de satisfaction, en effet, le statu quo est réel depuis 2012 et les mentalités mettent trop de temps à changer.

Et ce n’est pas tout, puisque plus d’un quart des interrogés n’accepterait pas bien que leur enfant soit homosexuel contre 72% qui l’accepteraient très bien ou assez bien. Là encore, on voit une amélioration depuis 1995 et ses 41%. On peut voir qu’avoir un enfant homosexuel est une crainte réelle pour les parents Français qui ont également peur du regard des autres et du rejet de la société.

 

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Des idées reçues et une défiance contre les homos qui se maintiennent

Globalement, on peut voir dans ce sondage que les préjugés liés à l’homosexualité sont en baisse et que les Français acceptent plus volontiers l’existence et même la présence des homos à la lumière du jour.

Des poncifs tels que « les homosexuels devraient éviter de montrer qu’ils le sont dans les lieux publics », « les homosexuels ont une sexualité anormale » ou encore que « les homosexuels ne devraient pas pouvoir élever des enfants » sont tout de même en nette baisse dans les sondages même si de telles idées ne devraient même plus germer nulle part.

A priori, ce devrait être le cas pour toutes les idées reçues, et pourtant… On remarque que les mentalités sur l’amalgame entre homosexualité et homophobie n’évoluent presque plus (en baisse de seulement 3 points – 20% des interrogés pensent que certaines professions où l’on est en contact permanent avec des enfants devraient être interdits aux homosexuels), ce qui est extrêmement grave. D’autres partis pris ne bougent pas, notamment sur le fait que les couples homosexuels ne durent jamais très longtemps ou qu’ils ont un style de vie malsain. L’homophobie n’est pas en reste puisqu’une hausse de trois points est observée à la question « les violences contre les homosexuels sont parfois compréhensibles », glaçant.

 

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Même si les mentalités évoluent peu à peu sur l’homosexualité, un nombre encore trop grand de préjugés aux idées dangereuses continuent de faire leur petit bout de chemin dans la société. Cette réalité est aussi tragique que préoccupante. De plus, seuls 50% des LGBT ont confiance dans le gouvernement Macron pour lutter contre l’homophobie. Verre à moitié plein ou vide, l’accès à la PMA est toujours refusé aux hommes transgenres.

L’espoir demeure, notamment du côté de la science où il a été prouvé qu’une personne traitée pour le VIH ne transmet pas le virus, même si cela paraît peu, c’est une munition de moins pour les homophobes.

 

 

lina

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