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Le syndrome d’immunodéficience acquise, plus connu sous le nom de sida, est une maladie terrifiante qui est le dernier stade de l’infection au VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine) et qui peut être mortelle. 

 

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Les premiers patients qui ont contracté le virus sont apparus il y a bientôt 40 ans, même si l’on pense que les premiers cas remontent à la décennie précédente avec notamment l’épidémie nord-américaine qui aurait très vraisemblablement commencé à New York dans les années 1970.

À partir de là, la maladie est devenue une pandémie qui en fait toujours à l’heure actuelle, un problème sanitaire mondial. Les campagnes de prévention et de traitement se multiplient afin d’enrayer ce fléau.

Le mode de transmission se fait par voie sanguine mais également sexuelle. De plus, les rapports réceptifs sont plus à risque que les rapports insertifs, et les rapports anaux réceptifs sont ceux qui comportent le risque de transmission le plus élevé. Ainsi, les gays sont plus à risque d’être porteurs du virus du sida.

À cause de cela, la communauté homosexuelle s’est vue discriminée depuis des années avec par exemple, l’obligation faite aux hommes homosexuels d’observer une période d’abstinence de douze mois pour être autorisés à donner leur sang. Une discrimination très dure à vivre pour tous les gays du monde et qui ne faiblit pas malgré le temps qui s’écoule et les esprits qui s’ouvrent peu à peu.

 

 

The Lancet publie une étude de huit ans qui soulage les homosexuels

Car il aurait fallu un peu de temps avant qu’une prise de conscience se fasse peu à peu sur le VIH. Ce ne qu’en 1987 que l’ONU vote une résolution afin de coopérer pour lutter contre la pandémie. Avec son programme Onusida, la lutte contre le sida est devenue une priorité mondiale et la communauté scientifique travaille d’arrache-pied pour contrer cette épidémie.

Le virus du VIH est le plus étudié à ce jour et de nouveaux progrès se font tous les ans dans l’optique de développer un vaccin.

En mai 2019, The Lancet a publié une bonne nouvelle dans le combat acharné contre le sida : les antirétroviraux (ARV) empêchent la transmission du virus du VIH dans les couples d’hommes comportant une personne séropositive et ayant des rapports sans préservatif. Un antirétroviral est une classe de médicaments utilisée pour le traitement des infections liées aux rétrovirus.

Cette publication scientifique n’est finalement qu’une confirmation pour une partie de la communauté LGBT qui suivait avidement les détails de cette étude et qui, il y a trois ans, avait déjà annoncé quelques résultats encourageants lors de sa première phase.

L’échantillon de test était assez large puisque pas moins de 1.000 couples homosexuels ont participé à l’étude. Et même si 15 hommes ont été contaminés par le sida pendant ces huit années, il a pu être prouvé que cela avait été dans une relation sexuelle extérieure avec un partenaire qui n’était pas traité contre le virus du VIH.

Le résultat est sans appel : aucun homosexuel parmi les 985 couples n’a été contaminé par le virus avec un partenaire traité contre le sida, zéro.

 

 

Un message d’espoir contre la discrimination de la communauté gay

La professeure Alison Rodger et co-autrice de l’étude du University College London ne cachait pas sa satisfaction après ces huit longues années de travail :

« Nos résultats apportent l’évidence que le risque de transmission du VIH par les hommes gays sous thérapie antirétrovirale est nulle. Nos découvertes appuient également le message de la campagne internationale “U=U” qu’une charge virale indétectable rend le VIH intransmissible. »

Grâce aux ARV, la charge antivirale est donc indétectable et vient valider la théorie du U = U qui était dans les tuyaux : pour « undetectable equals untransmittable », qui se traduit donc par « Indétectable = Intransmissible ». Une campagne renforcée lors de la première phase de test, mais que les chercheurs prudents ne voulaient pas tout de suite confirmer, voulant d’abord étudier plus longtemps les rapports anaux sur des périodes plus longues.

En 2017, 40 millions de personnes à travers le monde vivent et sont porteurs du virus du sida mais seulement 21,7 millions d’entre eux étaient sous traitement d’antirétroviraux. De plus, on estime à 700.000 le nombre de morts par an que l’on peut relier aux virus du sida (car ce virus affaiblit le système immunitaire qui peut entraîner plusieurs autres maladies mortelles). Cette étude va donc encourager la communauté scientifique à dépister et traiter tous les séropositifs.

Ce succès de la médecine est donc très important. En effet, cela veut dire que si tous les porteurs du VIH étaient traités, il n’y aurait pas d’infection future. Même si les couples homosexuels continuaient à avoir des relations sexuelles non protégées. Même si les nouvelles infections au VIH baissent d’année en année (40% de diminution depuis son pic en 1997), la communauté scientifique et les gouvernements du monde entier ne doivent pas relâcher leurs efforts pour éradiquer la maladie d’ici 2030.

Et madame Alison Rodger de conclure : « ce puissant message peut aider à mettre une fin à la pandémie du VIH et tacler les stigmates et la discrimination que les personnes subissent à cause du sida ».

 

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Et pour les femmes, on parlera plus de gynécologie. car ces dernières ne sont pas en reste en matière d’IST.

 

lina

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