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Nana Darkoa Sekyiamah est une féministe engagée et c’en est presque un euphémisme. Elle est également auteure et blogueuse au Ghana sur des sujets comme la sexuali pour les femmes. Elle a pu écrire des chroniques pour différents médias notamment le Guardian pour le Royaume-Uni.

 

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Sekyiamah est née au Ghana et a suivi la formation de la prestigieuse London School of Economics où elle a été diplômée en communication et études culturelles. Elle a travaillé comme coach de vie et possède un diplôme en coaching et en médiation de conflits. Voici le résumé très succinct d’une femme Africaine exceptionnelle.

Il y a une dizaine d’années, cette femme d’affaires a fondé le très célèbre blog des Aventures des chambres à coucher des femmes Africaines où elle donne l’opportunité à chaque femme de s’exprimer sur des sujets tabous et dangereux dans un pays aussi pieux que le Ghana.

 

Le Ghana, un pays homophobe centré sur le plaisir masculin

Pas facile d’aborder des sujets aussi délicats que l’érotisme, la libido, l’orientation sexuelle ou le plaisir féminin dans un pays aussi strict que le Ghana. C’est pourtant le tour de force que notre héroïne a réussi il y a de cela quelques années en ouvrant son blog. Alors que cela semble presque naturel en occident, il a bien fallu se battre pour y arriver dans ce petit pays d’Afrique.

Et si les mentalités changent peu à peu, ce n’est toujours pas le cas des lois homophobes qui régissent le pays depuis la colonisation britannique. Si la peine de mort n’est pas de rigueur comme dans d’autres pays , être homosexuel est tout de même puni d’une peine de prison allant de 5 à 25 ans. Pire encore, c’est également très mal vu dans la société que de montrer sa différence d’orientation sexuelle.

 

 

Si le gouvernement fait des efforts sur la communication en matière de coït, de sexualité ou de procréation, c’est avant tout pour s’assurer de diminuer les risques de maladies sexuellement transmissibles mais aussi de réguler la fécondité des femmes Ghanéennes. Si ce sont des sujets d’importance, ce n’est pas ce qui nous intéresse pour ces femmes. Et si par hasard, on parle de plaisir sexuel, ce sera avant tout pour la virilité des hommes qui se doivent d’assurer même après une dure journée de travail et d’assumer son rôle de mâle dominant.

 

 

Un site essentiel qui traite de la sexualité des femmes Africaines

À cause de toutes ces problématiques et le sexisme ambiant, il était devenu évident pour Sekyiamah de créer un espace de sécurité où les femmes Africaines puissent s’exprimer librement et parler ouvertement de sexe. À l’époque, aucun site internet ne permettait cela et c’est pour cela que le sien fut créé.

 

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Si les Africaines ont désormais un endroit où échanger librement sur des sujets sexuels sans craindre de répression, les avancées n’ont pas été que binaires. En effet, Sekyiamah a également brisé la barrière virtuelle en permettant aux femmes d’Accra de se réunir chaque mois avec le Young Feminist Collective. Ce collectif permet donc aux femmes, mais également aux queers, lesbiennes ou bi (toujours menacées) de se rencontrer et continuer d’échanger sur leur sexualité sans craindre pour leur sécurité.

Nana Darkoa Sekyiamah est donc une femme d’exception à la genèse et la réalisation de nombreuses associations, idées, récits, chroniques, publications et collectifs. Si son site est un succès évident en Afrique, il ne doit pas éclipser le fait que la sexualité féminine et sa liberté sont des combats permanents et qu’ils valent la peine d’être menés.

Une autre preuve de cela ? L’un des articles les plus consultés du site n’est même pas une surprise et a pour titre : « Comment savoir quand une femme atteint l’orgasme ? ». Un problème intemporel et planétaire.

 

lina

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